Voilà, on inscrira ce texte dans le Carnetto d'Il Vinch, mais remarquons tout de même que c'est c'est sa plume propre... dans l'ordre de
l'Ogarit
Samedi
soir rencontre autour d'un couscous préparé par des femmes du Réseau Education Sans Frontière (RESF). Ce réseau se réuni autour de familles présentant
le défaut (aujourd'hui impardonnable) d'être sans- papier. Ces familles, souvent représentées par les femmes, les épouses, les mères, rompent ainsi un isolement fatal et ensemble, avec le soutien
et l'aide de militants des droits de l'homme et de la femme, essaient de lutter contre le rouleau compresseur mis en place par le Ministère de l'Intérieur dans une dérive sécuritaire et xénophobe
implacable. Plusieurs de ces familles ont vu ainsi, grâce à leur ténacité, à l'action du collectif RESF, et la pugnacité de quelques avocats, leur situation régularisée évitant de la même façon
le pire : le séjour au centre de rétention et l'expulsion vers un ailleurs menaçant que ces familles en habitant en France cherchent à toute force éviter. S'il est évident que les militants sont
une aide et un véritable soutien à ces familles en danger et le plus souvent devant faire face à des situations économiques précaires, s'arrêter à cette dimension de la relation serait gravement
s'égarer sur le sens politique de ces rencontres entre «sans-papier » et « sans problème » ! La vérité c'est que c'est « nous » qui sommes redevables à ces familles. C'est parce qu'à un moment,
Saïda, Rezo et Amina, Jacques ou Nadia et tous les autres refusent de baisser la tête et prennent le risque de rejoindre un collectif pour établir leurs droits et revendiquer leur dignité que la
possibilité pour d'autres de se regrouper pour agir, parler et penser s'actualise dans un combat, un lutte de résistance, un moment de vie. Ces personnes qui tremblent pour leurs enfants et
l'existence quotidienne et qui, seules, sont fragiles et désemparées, constituent à plusieurs le levain d'une action politique émergente et durable : Ces familles en nous mobilisant, nous rendent
vivants. « Nous », ce sont tous ceux qui par ailleurs se sentiraient dépossédés d'un pouvoir agir, qui devant la brutalité et l'arbitraire d'un pouvoir s'abritant derrière des lois iniques et des
procédures administratives disciplinaires, seraient saisis ou tentés par un sentiment de découragement et d'impuissance « nous » condamnant à l'immobilisme, « nous » acculant à la lâcheté. Avec
ces familles et tous les « sans »-quelque chose de la société « nous » retrouvons enfin une puissance d'agir. Puissance dont Hannah Arendt dit qu' «
[elle]
n'est actualisée que lorsque la parole
et l'acte ne divorcent pas, lorsque les mots ne sont pas vides, ni les actes brutaux, lorsque les mots ne servent pas à voiler des intentions mais à révéler des réalités, lorsque les
actes ne servent pas à violer et détruire mais à établir des relations et créer des réalités nouvelles. » (Hannah Arendt, Condition de l'homme moderne, Pocket, col. Agora, p. 260-261.) Ce samedi soir dans la
salle de la Galaxie au coeur du quartier populaire de Parilly, c'est bien de cette réalité nouvelle dont nous participions,
toutes et tous. Pour cela, je voudrais remercier chacune et chacun de ces femmes et hommes qui nous procurent quelques fois l'occasion de mettre en accord nos paroles et nos actes dans ce
combat commun pour une société plus juste et plus fraternelle.
Vincent Massart-Laluc
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Dimanche 30 novembre 2008
C'est Sélecta seb, M'sieur dam, Mirko et didier qui sont passés sous les rafales d'Artéos http://arteos.blogspot.com/2008/11/081121-slam-tribu-reims.html. Un super travail, de belles images. Merci les gars. Pour
vôtre plaisir.
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Mercredi 26 novembre 2008
Bon. Je coupe le sifflet au vinch'
Vendredi avec quelques uns de slam tribu, c'est à dire,
dit la fouine,
Mirko le foudedieu,
le père de le foudedieu et detous,
et moi,
didier, on slame au Salmanazar
, à Epernay. C'est en amorce d'un spectacle qui s'appelle l'humanité disparaîtra, bon débarras. Du
coup moi, j'ai prévu deux textes: 333 pièces pour l'harcen et
puis ça
la Réintroduction à un protocole du génocide. Bon, ils choisiront le protocole 180, 333 ou 666 puis on verra, c'est un poème systématique. Ce
truc du reste j'ai comme l'idée d'à qui je pourrai le proposer pour étendre la lecture à un visuel et un espace sonore. Y a M' qui a escadiné l'image, super image, qui m'a dit de
faire un commentaire sur le texte... mais demain, car ce soir la fenêtre n'est pas assez large, ce soir c'est assez...allez.
didier
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Mercredi 26 novembre 2008
Voilà, c'est le Vincent de L'Ougarit qui fait cette bonne proposition, de courtes citations de lecture... comme
ça, en-passant. N'hésitez pas à laisser vos réactions. L'intégrale de ce carnet de lecture dans la
page du Carnet d'Il Vinch.
"Les sans sont tous ceux qui se retrouvent aux frontières intérieures de
la société, là où du multiple, du conflictuel, refuse de s'assimiler à l'unification synchronique. Un chercheur qui défend la recherche fondamentale contre l'exigence utilitariste est un sans. Un
enseignant qui résiste à réduire son désir de transmettre à un « portefeuille de compétences » à faire acquérir à ses élèves est aussi un sans. Un artiste qui refuse de brider son désir de
création au profit de la politique culturelle de la ville est aussi un sans, comme un chômeur qui résiste à être « flexible » dans un marché du travail qui n'achète plus ses « compétences »,
etc.
[...] Ils évoquent le sans-forme, l'excès de puissance et de vie sur la norme dominante, excès qui rend
possible le déploiement des dimensions de la vie. Dire que les sans sont, dans nos sociétés disciplinaires, la source matérielle d'une résistance, c'est dire que la résistance relève de la
création."
/Eloge du conflit, / Miguel Benasayag et Angelique del Rey, La Découverte, 2007, p. 209
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Vendredi 21 novembre 2008
ce soir, à la
, quelques uns de slam tribu, c'est à dire,
dit la fouine,
Mirko le foudedieu,
le père de le foudedieu et detous, et moi,
didier, on jouer entre Em
city http://viewmorepics.myspace.com/index.cfm?fuseaction=viewImage&friendID=104821845&imageID=32447524
et
,
La Phaze http://www.laphaze.com/... Pas facile.
Du coup, moi,
didier, j'vais tenter un coup
d'Mink
l'histoire de chauffer les coeur, de faire plaisir à Loïc. On verra bien ou plutôt, c'est tout vu. Ps le doc c'est une mink avec des
coquilles... mais bon.
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Dimanche 16 novembre 2008
Voilà, c'est le Vincent de L'Ougarit qui fait cette bonne proposition, de courtes citations de lecture... comme ça,
en-passant. N'hésitez pas à laisser vos réactions. L'intégrale de ce carnet de lecture dans la page
du Carnet d'Il Vinch.
"La
société humaine a créé le langage pour nous permettre de communiquer nos pensées, nos sentiments et nos intentions les uns aux autres." A son avis, qu’il se garde bien d’exprimer en public, la
parole trouve son origine dans le chant, et le chant est né du besoin de remplir de sons l’âme humaine, trop vaste et plutôt vide."
*Coetzee J.M., /Disgrâce,/ Seuil, 2002*
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Vendredi 14 novembre 2008
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Mercredi 12 novembre 2008
Yann est ce poète lyonnais qui a accepté d'intervenir dans la logique de l'en passant et
sur les collages de V'la c'que j'en fais d'Télérama (voir
l'album). Un "Sous l'ordre de l'Ougarit", quelques mots échappés d'en
papiers.
didier.
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didier, yann, août 2008
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L'or est la paille c'est le premier volet d'un triptyque poétique intitulé: Arcane 40, variant à l'AK 4O ou encore L' AKK4 à savoir l'HKN.
une barque de bois, une fleur de rose
Le texte de L'or est la paille est encore incertain, si donc à découvrir dans l'ultérieur... mais les encres du Dead
Le Ded, vous le connaissez, c'est lui qui produisit l'Ex& c°cf dont l'album est dans l'en passant consigné elles
sont là et pour vous En passant c'est cadeau.
***
balle rouillée sur lit de mousse
bouquet de fleurs d'automne
champignon séché, nid de ficelles
couleurs et tessitures
fleur d'ibiscus, papillon séché
barque de bois, fleur de rose
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Ce soir - samesi 8
novembre à
Epernay slam au Central.
J’y colle ma voix de
pluie avec
Debout / Des gouttes à torrents
Poésie sonore et binaire
dédicace à
Cut up et hommage à Bernard Noël in son Journal du regard
encre du Dead, in l'or et la paille. prochainement sur le blog
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Voilà, c'est le Vincent de L'Ougarit qui fait cette bonne proposition, de courtes citations de lecture... comme
ça, en-passant. N'hésitez pas à laisser vos réactions. L'intégrale de ce carnet de lecture dans la
page du Carnet d'Il Vinch.
"La puissance n'est actualisée que lorsque la parole et l'acte ne divorcent
pas, lorsque les mots ne sont pas vides, ni les actes brutaux, lorsque les mots ne servent pas à voiler des intentions mais à révéler des réalités, lorsque les actes ne servent pas à violer et
détruire mais à établir des relations et créer des réalités nouvelles.
C'est la puissance qui assure l'existence du domaine public, de l'espace potentiel d'apparence entre les hommes agissant
et parlant."
Hannah Arendt, Condition
de l'homme moderne, Pocket, col. Agora, p. 260
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L'en passant anime une lettre électronique de
poésie: L'en passant...
La session 5 de L'en passant, cette session vient de cesser.Le slide rend comptes et concessions de cet L'en passant cédé.
L'autre session,
la suivante nombre 6 essèmera tantôt... Vous voulez vous inscrire à la liste... Glissez vos coordonnées à didier et ce sera fait. Si tantôt.
didier.
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C'était le lancement de saison à la médiathèque.
L'idée c'était de faire didier. Mais peur. Alors j'ai pris de fidèles amis: micro dico de néolingue et les carcérations mentales.
Ensuite ce fut:
Vers scène.
trois marches
face / tableau blanc
doigt délicat
de fragments effacés
j'écris
carré obscurs
en trois paliers
je te dis que tourne à gauche
N°1
... plus fort
je te dis que tourne à gauche
n°2
... plus fort
je te dis que
je te dis que
je te dis que
suspension.
face au micro.
didier
face à la salle
didier
l'impuls c'est vous
transition sur la gauche
fragment ressenti, l'instinct
suspension
flash
réaction public
reprise
je te dis que tourne à gauche
N°1
... l'état d'énergie
je te dis que tourne à gauche
n°2
... l'état suspendu
suspension.
retour micro
l'avancée scène
retour micro
qui dit qu'on n'écrit pas sa mort
retour
FAUST
n'attendre pas trop long
3 minutes
n'attendre plus
stop
suspension
silence
réaction public:
"je te dis que tourne à gauche"
sortie de scène.
kool.
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