Panda B'aar,
vous connaissez?
Intime Ami de Julia Mink
Manie l'Aka Kouchka à la manière:
"j'infinitive".
Pochoir photographié à Paris
Salut les artistes, les amis
i-eu, les souffleurs de ver-be, les papillonnants,« Je n'ai jamais eu de chagrin qu'une heure de « Bateau-livre » n'ait dissipé. » Anonyme.
Reçu hier cette lettre de Frédéric Ferney animateur du « Bateau–Livre » sur France 5. Je vous laisse juge de réagir et surtout de soutenir cette belle cause....
N'hésitez pas à laisser vos commentaires et vos messages de soutien que nous ferons parvenir à Frédéric Ferney.
Une émission littéraire qui disparaît, contrairement au train, n'en cache pas forcément une autre. Alors restons vigilants et continuons de soutenir ceux qui donnent envie de lire ailleurs que sur les autoroutes culturelles...
MERCI DE RELAYER L’INFORMATION ET DE LAISSER UN MESSAGE SUR CE BLOG :
http://blog.france3.fr/cabinet-de-curiosites
Votre dévoué, Eric Poindron
*
**
Paris, le 4 juin 2008
Monsieur le Président et cher Nicolas Sarkozy,
La direction de France-Télévisions vient de m’annoncer que « Le Bateau-Livre », l’émission littéraire que j’anime sur France 5 depuis février 1996, est supprimée de la grille de rentrée. Aucune explication ne m’a encore été donnée.
Si j’ose vous écrire, c’est que l’enjeu de cette décision dépasse mon cas personnel. C’est aussi par fidélité à la mémoire d’un ami commun : Jean-Michel Gaillard, qui a été pour moi jusqu’à sa mort un proche conseiller et qui a été aussi le vôtre.
Jean-Michel, qui a entre autres dirigé Antenne 2, était un homme courageux et lucide. Il pensait que le service public faisait fausse route en imitant les modèles de la télévision commerciale et en voulant rivaliser avec eux. Il aimait à citer cette prédiction : « Ils vendront jusqu’à la corde qui servira à les pendre » et s’amusait qu’elle soit si actuelle, étant de Karl Marx. Nous avions en tous cas la même conviction : si l’audience est un résultat, ce n’est pas un objectif. Pas le seul en tous cas, pas à n’importe quel prix. Pas plus que le succès d’un écrivain ne se limite au nombre de livres vendus, ni celui d’un chef d’état aux sondages qui lui sont favorables.
La culture qui, en France, forme un lien plus solide que la race ou la religion, est en crise. Le service public doit répondre à cette crise qui menace la démocratie. C’est pourquoi, moi qui n’ai pas voté pour vous, j’ai aimé votre discours radical sur la nécessaire redéfinition des missions du service public, lors de l’installation de la « Commission Copé ».
Avec Jean-Michel Gaillard, nous pensions qu’une émission littéraire ne doit pas être un numéro de cirque : il faut à la fois respecter les auteurs et plaire au public ; il faut informer et instruire, transmettre des plaisirs et des valeurs, sans exclure personne, notamment les plus jeunes. Je le pense toujours. Si la télévision s’adresse à tout le monde, pourquoi faudrait-il renoncer à cette exigence et abandonner les téléspectateurs les plus ardents parce qu’ils sont minoritaires? Mon ambition : faire découvrir de nouveaux auteurs en leur donnant la parole. Notre combat, car c’en est un : ne pas céder à la facilité du divertissement pur et du ''people''. (Un écrivain ne se réduit pas à son personnage). Eviter la parodie et le style guignol qui prolifèrent. Donner l’envie de lire, car rien n’est plus utile à l’accomplissement de l’individu et du citoyen.
Certains m’accusent d’être trop élitaire. J’assume : « Elitaire pour tous ». Une valeur, ce n’est pas ce qui est ; c’est ce qui doit être. Cela signifie qu’on est prêt à se battre pour la défendre sans être sûr de gagner : seul le combat existe. La télévision publique est-elle encore le lieu de ce combat ? Y a-t-il encore une place pour la littérature à l’antenne ? Ou bien sommes-nous condamnés à ces émissions dites « culturelles » où le livre n’est qu’un prétexte et un alibi ? C’est la question qui est posée aujourd’hui et que je vous pose, Monsieur le Président.
Beaucoup de gens pensent que ce combat est désespéré. Peut-être. Ce n’est pas une raison pour ne pas le mener avec courage jusqu’au bout, à rebours de la mode du temps et sans céder à la dictature de l’audimat. Est-ce encore possible sur France-Télévisions ?
En espérant que j’aurai réussi à vous alerter sur une question qui encore une fois excède largement celle de mon avenir personnel, et en sachant que nous sommes à la veille de grands bouleversements, je vous prie de recevoir, Monsieur le Président, l’assurance de mon profond respect.
Frédéric Ferney
P.S. « Le Bateau-Livre » réunit environ 180 000 fidèles qui sont devant leur poste le dimanche matin à 8h45 ( ! ) sur France 5, sans compter les audiences du câble, de l’ADSL et de la TNT ( le jeudi soir) ni celles des rediffusions sur TV5. C’est aussi l’une des émissions les moins chères du PAF.
*
**
POUR EN APPRENDRE D’AVANTAGE, MERCI DE LAISSER UN MESSAGE DE SOUTIEN SUR
LE BLOG DE ERIC POINDRON
Les radiateurs nagent, avec de grandes pioches, de grands castors.
**
Toujours à droite, ratisser, sauter et vendre, plus que l’entre droit.
**
Sa tête à claque: l’égorger et la tituber ; la fumer, la mourir. Comme un air, l’entre trois.
**
Cétacée : l’Europe de la pucelle. Parce qu’elle dépasse plus d’un parvis, mille parvis de sa fougue à sa flamme... Pauvre d'Ouri. Oublier l'écrire dans les mystérieux périls.
Si vous n'êtes pas loin, allez y "en passant"...
l'horizon se déborde...
à la raison
palme
**
Déclamer et s'inscrire dans la possession de l'espace
**
Qu'on me donne un centre
et des grues pour éther
à la voix aiguisée
**
au creux de l'oreille
le lobe de
toi, n'ara
Le vide.
Je marche. Je marche en moi, comme une nécessité opaque. J’écris. Je marche au monde pour ne pas l’appartenir. Je marche. Vagabond de
l’éros du monde m’apparaît au matin dans les brumes landaises, dans une expression comme « nulle flache, nulle eau d’hiver ? Nulle molesquine ».
Moi le pire de tous les hommes. Moi la voix prophétique qui résonne à l’absence.
Ai-je dis dans l’invisible.
L’ai-je dis ?
Ai-je dit que l’invisibilité de ma parole en était le fondement.
L’aile là et qu’il en soit ainsi de tout un chacun ? Dans l’illusion.
Ai-je ? Ai-je dis encore tous dans la gloire et pour les siècles des siècles ?
L’ai-je dis ?
Ai-je dit que la vie soit la morte ? Une paillasse en écorne avec les renflements du sperme. L’eussè-je souhaité, qu’au partage de la
mort les grandes eaux en moi seraient renflées. C’est ainsi que je dis.
Cet autre qui parle en moi dans les défraiements, la chronque
qu’il s’inspire... l’ai-je nommée. Je ne la connais pas. Et qui s’en soucis ? Du reste, S’il ne
porte ombrage, on voudra bien lui laisser sa plaine en partage de qui ses bellement fiévreux seront encore comme l’arche d’un silence.
Ecoutez ! les oiseaux, lorsque nous les mangeront dans les chloss nuiteux, écouter ce mouton de poète, pour l’Aïd el kebir
dans l’annonce de l’homme lorsque la parole lui est impermise autant qu’incomprise. Là où je ne voulais
pas dire, comme de rien. Là où j’ai tenté d’être plus que moi, là où l’étoile s’est sentie pleine là où la lumière s’est déferlée,
l’as-tu vue,
l’as-tu sentie,
l’as-tu eue.
Les mots que j’ai traversés se sont recouverts de cendres, et les cendres ont été portées sur les lèvres comme le sel dans les marais salant.
Me voilà renfrogné, sur des tasseaux de lattes, d’un bois différent qui s’écharde et c’est la bastonnade qu’on inflige aux quartiers de mes fesses. Comme un quartier de rien, un morceau de
basse viande, un book. Du bic, 60 mètres en bas, l’instant de vérité éclaboussé.
Au dénudement plus loin l’amène que la chair, chair déchirée plus loin encore que pour s’en rendre, rendre gorge
je cris par le silence l’inconscient TOSTAKI
et encore de ma gueule c’est un flux de lumière, car l’étoile est belle et bien née, belle et bien morte en son énergie
se déploie le silence déchiré.
Je m’arrête dans cette taverne lente, cette taverne verte. Lune vacance liberté. Lune missile partielle. Je bois. Je dis encore. Je bois et je cris. L’informulé d’un chaos, est saisi dans le verbal, et le mot trace en lui la part distinguée, l’élimitation entre le plein et le vide. Sorgue.
Vide dans l’espace : je rencontre ce chaos. Plus petit que le plus chétif. Nourris ta voix à l’instar verbal. Un cri comme un désir de vivre à formuler. Un cri comme l’arraché de la pierre à l’orage. L’I de l’Icare. Un cri plus fort que moi encore, plus fort que toute voix plus forte que là encore. Plus forte que par devers.
Dire cela au moins. Dire l’au moins nécessaire.
Et que les larmes enseignent à ma faiblesse, cela, au moins, un cri pour rire. Dans l’a pesanteur du vide.
Le cri sans un écho. Moqueries sans l’ego.
L’être sans son poids. Fut-ce moi, même la grosseur insoupçonnée. Je ne pouvais plus dormir. Je me suis perdu. Vide dans l’écho démultiplié. Chaque onde d’informulé raisonne. Chaos. Dans la
place vide au devant du mur face du mur des lamentations, du murs des silence, de ce rapport extrême à la matière du mur. Frontal au dialogue.
Sans matière l’inéquivalence de l’espace. Sans écho, sans poids, sans résistance à l’air. Tâche. Sans résistance à l’être. Signe.
Réveil.
Aux matins, la contingence. J’abandonne.
De toute littérature dire fraction. J’abandonne. Ipso carne. In la poésie mon amour j’ai urgence, de te mettre en paille de ployer sous le joug de ta chair plus chère à ma chair en mille et mille canons, sur la nuit sans sillon. Je rentre en terre. Je meurs mille fois mieux de ces vers, de ce foison de mousse. Je vis. 1000 fois pire de ces confusions mentales. Je sors. Je frappe. Je dis Cerises dans le jardin, ma gorge chaude à l’écho de ton rouge. Je dis Merle dans le jardin, transfigure le vert de ton rire et deux. Ton vol. Je dis chaleur, soleil jaune, sur ma peau rouge comme le feu. Voilà, apaisé. Plein. J’affecte l’ignorance et m’abîme dans la contemplation. Léger de tout ce monde. Je me lève et je marche. Je rentre dans le jardin. Milles fleurs entre ces quatre petits murs de pierres. Mille fleurs douces. Giroflets, marguerites, roses aux arceaux du spasme. Milles fleurs dans mille couleurs. Un banc de pierre. L’étendue calme du jardin qui fleurit au ferment de l’été.
Idoine
Comme la paille, le fœtus. L’aventure au coin de la rue. L’abuse. Toujours idoine.
Comme le fœtus las, dans ton ventre entre deux Trémeurs. Là, lola, toujours idoine.
Parce que. Sur les marches de Buenos Aires c’est le délié du bandonéon. Plus qu’idoine.
Ainsi j’ai traversé plus que la ville pour me rendre rue des Martyrs. Le cordonnier qui vit là ? L’idoine.
J’ai reçu mes chaussures, de l’écarlate, du vermeil. Vernissé au cintre des pavés de Buenos Aires. L’idoine claire.
Je me suis rendu sur la place des matyrs. Sur cette petite place plantée de bordées, les palétuviers rose fauve.
Le bandonéon. La guitare. La voix. La danse. C’est en cessant de regarder mon corps que je suis descendu
dans la danse. C’est en entrant dans la danse dans les bras de Lola de Trémeur que j’ai senti mon corps.
Fluxions... j’ai porté un jour de 700 jours. Je me réveille mais ce n’est pas moi.
J’écris ces quelques mots au passage pour mieux partir. J’ai la raison, l’idoine.
Je retourne les pas dans le concert de l’aube. Face à la mer et les grands bateaux.
700 jours idoines.
étiré sur le desck forgé