J'espère que vous avez acté et agi pour le bateau-livre... maintenant une autre lettre celle du Vinch' qui donne et défend quelques horizons sur ce qu'écrire... et lance une invitation.
Salut les artistes, les amis i-eu, les souffleurs de ver-be, les papillonnants, salut vous !
Je me trouve à Orgerus, petit chateau de la lointaine banlieue parisienne (une heure de train de banlieue) appartenant à ATD quart-monde. Là, s'y retrouve un petit groupe dont les membres oscillent entre 4 et 8 personnes - ces jours nous ne sommes que 4 - et dont la prétention - car prétention il y a - est d'écrire. Ecrire à partir de ce que la rencontre avec les gens du quart-monde produit comme déplacement et mouvement... J'écris "rencontre avec les gens du quart-monde" mais en vérité c'est la rencontre tout court. Tu nous dis de broder sur la littérature, vieux chnoque de Did', eh be, voilà. Je passe quelques jours avec des personnes pour lesquels "écrire" est à ce moment-là de leur vie l'une des activités les plus importantes qui soient, non pas que ce ne soient que des déconnectés de la vie réelle, bien au contraire, ils ont tous et toutes roulés leur bosse aux quatre coin de la planête, de la Tanzanie en Haîti en passant par les gares de pologne et les foyers d'accueil parisiens. Mais vient ce jour où ils estiment et le groupe est là pour le confirmer que l'important est de consigner la parole par écrit, par forcément une parole sur les gens rencontrés mais à coup sûr, une parole à partir de. d'eux. La littérature est alors ce bien commun de notre humanité quasi fondatrice, car reconnaissant dans le singulier les traces de l'universel (putain ca y est je fais du verbiage, merde !) En tout cas, Jean-Michel qui pilote un peu le travail du groupe, redis à longueur de journée qu'il est nécessaire de prendre le travail d'écriture au sérieux, se caler des jours, se ménager des heures, et se trouver qui un binôme, qui un groupe pour travailler, se relire, se questionner dans une bienveillance émulatrice, une confiance comme matrice. (je ne peux pas m'en empêcher... de verbiager !) Aussi pour conclure ce mail que vous n'aurez pas lu jusqu'au bout : Je vous propose de trouver quelques jours, quelque part pour imiter ce que je suis en train d'expérimenter. Je crois que cela vaut le coup ! A tchao, les aminches Vincent