Tournez les pages
vous trouverez un paysage verbal
de Culbutoké
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de Culbutoké
Slam
Maître textes
dans la bouche
cerises qu'on balance
noyaux mitrailleuse
Slam
texte en bouche
Abricot
qu'on peut
feutre - pulpe - baiser
Carnetto dil Vinch.
Entendu sur France Culture à propos du livre posthume d'André Schwartz-Bart "L'étoile du matin" : "la littérature c'est donner la voix à ceux qui ne la prennent jamais, que l'on entend pas."
C'est loin d'être un travail de photographe.
Mais ceci tiendra le temps des mots d'Emannuelle
en guise de mémoire.
Les encres du
Culbuto
allez voir plus loin l'album.
Aujourd'hui
18h30 -20h30
atelier d'écriture slam
bibliothèque Carnegie
reims
thème
la néolingue.
*
Mais surtout,
l'artiste
François Laboureix
http://www.laboureix.com/test/
est passé par Courcy
et il a laissé un En passant.
c'est cadeau.
vive lui
et encore La Mink entre les mains de Ben a laissé du son
mais je sais pas comment le bloguer
ô, malheur de ma vie
vive vous
culbutoké
Avant hier c'était Lo solodo lo dans sa nuit de cristal. L'écrin ferme en action. Mais est-il si sûr qu'aujourd'hui comme hier nous agissions véritablement:
"Hitler venait de tester la passivité des démocraties et pouvait maintenant aller à sa guise" la citation n'est pas exacte, mais qu'en est-il aujourd'hui de notre passivité et de notre niveau
d'acceptation de l'injustice? C'est combien en France qui sont dans la grande pauvreté?
*
Hier c'était scène slam au Sans Souci, et j'entends "putain, c'est faux..." dans le mouvement hallucinant du mot lié au souffle, le mot qui tourne et touche ce qu'on ne peut assumer, et je
pense putain c'est beau, d'à notre niveau laisser les gens se retrouver autour des mots et partager sur la place publique, et je pense, "putain la véritable poésie c'est le silence..." et je
continue à parler.
*
Aujourd'hui j'ouvre mes courriels et je vous offre ça En passant "
croître est à la plénitude de l'arbre.
Vincent
"
*
Demain, je vous attends à 18h30 à Carnegie pour un atelier slam sur la néolingue...
la vie qui tourne
hommage à Don Filipe
trop tôt suicidé.
Culbutoké
Voilà, demain est un autre jour. Demain est un autre texte. Voilà où Culbutoké se rendra.
Et du square des victimes de la Gestapo, vers 18,19 heures... Culbutoké réintroduira Lo Solodo lo dans une drôle de geste. Vous pensez que jamais vous ne pourrez devenir ce nazi qu'on pointe
du doigt... c'est aussi ce que croyait Lo solodo Lo... avant que ne se réveille en lui le "sanglant léviathan, ce Cavalier de l'Apocalypse.
Remercients à Stefan Zweig pour "le monstre qui regarde par notre oeil", au captaine qui m'offrit la Romancero gitano, 1928 de Lorca qui apporte au texte son rythme
et une certaine simplicité.
à demain.
Culbutoké
Nuit de cristal
Où cours tu prestement, Lo solodo lo ?
Dans l’aube qui se lève rejoindre ma Manon,
Et le Pierre et Nathan, Car aujourd’hui Mina
D’entre les âges tendres, joyeuse soufflera
Ses sept années et
Autant de pétales, de roses, d’ hyacinthes.
Les cavaliers pour la fête déjà,
Franchissent des flancs blancs le vallon
Vite, galopons, la noce y sera fraîche!
Mais,
Ces cavaliers, dans le blé éclairé,
Trouble, brillent d’ une drôle d’allure:
Qu’ont-ils entre les dents, des couteaux ?
Sur leurs flancs, des dards; des massues ? Et
Ce poids furieux qui s’enfle dans la plaine,
rythme lancinant qui vibre de la haine...
Ces cavaliers, Lo solodo lo?
Mais,
Surgit le premier : « Lo solodo lo ,
Le soleil en liesse hurle "rouge !"
Et pleine, La nuit: " noire !""
Lors un second cavalier
Se détache, par l’aisselle, le soulève, comme en rêve
Comme mamie hier alors qu’il était jeune,
Pour mes 7 ans à peine – jouvence - je galope
Et le grand père arrive qui frappe la grand-mère:
leurs inutiles jeux retardent son repas! (…)
Cette odeur épaisse
Furtive, que ton esprit traverse ?
Ce contre temps, surgit
Qui désaxe le galop et la joie des chevaux
Et tout en même temps
Rend sourde une douleur en ton cœur
A l’âge de raison.
Là, le sens tu , las! Lo Solodo lo
Fulgurant dans la béance in-attendue
Le sanglant Léviathan vient de surgir d’en toi
Du gouffre. Plus de fleur, plus de cœur
Ni Mina ni Manon, la rage pure et seule
Et de qui cette danse ? Et vers où cette danse ?
Mais
Il était nuit, lorsque les cavaliers
Sont entrés dans la ville.
Au guet ils passèrent et la garde n’a rien dit...
Or, à la claire fontaine, le rossignol cessa, le chant,
Et la lune implacable,
donnait au bleu de l’ ombre,
La violence et l’éclat
d’un métal certain.
Ils sont rentrés, ont vu le juif ,
Quel plaisir ce fut,
Que de le faire claquer
Aux rires de l’insulte.
Ils ont cheminé, par les rues, ont vu le noir
Et ce sont les sabots qui tintinnabulèrent
Sur le corps meurtri qui cherchait à s’enfuir.
Et lorsque pied à terre
Lo Solodo lo, tu le mis
-T’en croiras tu capable-,
Devant qui ? Un arabe,
ou était ce un pédé, un gitan
Et qu’importe, la raison pour toi était bien suffisante,
Héros à ce sabbat, c’est avec ton couteau
Que tu l’émasculas, que tu l’énucléas !
De toutes tes colères ce que tu apaisais
C’est le nom à jamais révolu de : lâche !
La nuit en fut superbe, une superbe hécatombe,
Au renfort du napalm et du bon droit commun,
Mais,
L’aube s'étire, et tu es là, seul
En face du censeur
Qui te le demande
Ce que tu fis de l’heure nocturne.
Tu entends « accusé, crime, contre l’humanité »
Et toi, pétrifié
Le sang est sur tes mains,
tu ne peux le nier
Voilà ce que tu dis :
« C’est bien ce qu’il advint, lorsque le monstre en moi
Se réveilla
Me prit en possession
Et en cette occasion
Regarda
par mon œil »
Culbutoké.
Cet après midi on slame,
ajoutez au texte qui suit quelques fragrances vocales, quelques fragrances physiques et vous aurez la performance de M. Culbutoké.
8.04
final
m. lequeux
Je rentre
j' lui dis
chut,
si vous permettez,
que je vous
écrive
silence
que je vous écrive.
là
je regarde
je note
l'instant.
ça sera
son instant
son portrait
magnifique
*
Il est
18 heures
exact
je rentre
je rentre
non de dieu
qu'il est grand
tout p'tit
il
une moustache
chauve
majesté
chemise
carreaux
chauve
Jacques tatti
Bicyclette
ce smoking
Une soirée
un coktail
jolie femme ?
*
Il est
18 heures
exact
je rentre.
bonjour
M. Lequeux
il arrive
j'attends
asseyez vous
merci
*
Quand il rentre
je lui le silence
je le silence
je lui demande qu'il se silence
un bon coup
qu'il se silence
que je l'écrive
son portait
unique
estomaqué
je l’ écris
*
l'espace
joli bureau
bien chargé
dossier
du lourd
sûrement
homme
Monsieur
pressé
citron
dense
dense
oui
c'est
ça
dense
occupé
thé vert ?
ah
ça c'est bien
thé vert
green tea
Mandarine
orange
ah
ça c'est bien
me
réchauffer
à ça c'est
bien
ça c'est
sûr
ça fait chaud
dans la gorge
j'suis pas
sûr
mais p’têtre
cravate
col coulé
sur un bleu d’travail
bleu d’bang boutang
et des pompes à clous
bon
ben ça alors
tous ces papiers
bon
ben
là
une trace
de cuir
cuir
fouet
poils
et bravache
une mèche sur le haut du front
collé pento
lunettes triple foyer
barre de métal
central
non
non j'pense
pas
président
comité olympique
président
retard
marketing
sportif
gimick
psychologique
déstabilisation mentale
prise de possession
même pas qu'i m'regarde
y m'saute sur la main,
bonjour culbutoké
tourne autour de son attaché case
s'plante derrière l'ordi
l'homme d'affaire
affairé
slameur
affaire mineure
non
silence
artsite grand artiste
bah
bon
métaphysique
portrait
silence
que je vous écrive
artiste
slam tribu
culbutoké
trait sublime
métaphysique de vous-même univers
silence
création
grain de la voix
couleurs
odeurs
taille des pieds,
mouvement secret
implantation pilaire
culbutoké
vous écrire
fume
goldo
iconoclaste
charge lourde
TGV
dérailler
ah
ca y est
la porte qui grince
c'est lui?
attention
dans la porte
chemise
rouge
rota
3/4
cachemire
tweed
cheveux
nez
bruns
souple
courts
crin
balais
coté
sourire
semelle
cuir
fer
odeur
pamplemouss
taille
44
Bonnet
B
..
si ça vous dérange pas
d'vous taire
culbutoké
vous
ecrire
bonjour
m'sieur Lequeux ?
non
c'est Dominique
ah
ah
bon
ben
bon
ben comment j’vais faire mon taff
ah
bon
ben
bon
j'dirais
qu'c'était lui
en tout cas qu’c'est pas moi
j'dirais simplement
qu'l'autre c'est lui
je titre
en attendant l’instant
l'éloge de l'absence
ah pas facile
mon thé est froid
/
/
/
M'sieur Lequeux, vous êtes là ?
M. Culbutoké
PS: l'original collector du texte (mots à encre epson, tirés sur papier officiel examen education nationale année 1997, broché à l'agraphe et tranché kotch peintre) est en vente( pas
cher) 50euros, pour financement prochain deZopilant Rouge sang.
De nouvelles lèvres
des lèvres Culbuto
par
le chemin
*
vive davidet la DACB
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