Ta caméra fleure la réalité
N'a d’elle
-
t‘incombe au silence
Ta caméra fleure la réalité
N'a d’elle
-
t‘incombe au silence
Mince
il m’a mis
ma mule
à mal
*
mince
il m'a mal
mis
ma mule
dans la malle
c'est maintenant une
mulle
*
mine
mince
les mules du mâle
au pied
Formulation
Quand l’acide nous dicte dans la moelle
Ses commandos et ses mandements aveugles
Mille et un enlisements nous lassent
Et la peur environne – « Como te llamas ?»
Triste sueur, sous la toge, à Vérone
Un cachot, où l’on sonne, à toute heure
Et puis plus rien, ni personne, au théâtre
Le radar se brouille de tréponèmes pâles
Sans aucun écho depuis le coeur du gisement
Quand le pire enterre son père
My dim star essuie ses larmes
Les roses noires pleurent en chœur
La climatisation apprivoisée
De son visage en amas d’hypnose
Au gisant de marbre inoubliable
S’abattent les cartes maîtresses
Noyées dans la mer des longs-drinks
Glissandos fatals sur la pente
Festins de restes de faux rois
Le stress et son overdose nacrée
Etouffent les fruits mûrs de tendresse
Tandis qu’une lettre d’amour se perd
Dans les pensées de la fraîche Prairie
L’alarme s’éteint dans la nuit
C’est mon anniversaire, vendredi
Le petit chat sort du parapluie
J’ai quelques amis au paradis
L’actrice se suicide dans sa loge aux milles fleurs
Mouvement tacet sur futon de vol long-courrier
L’aveugle ment sous des tonnerres d’applaudissements
Le courage est beau comme une poupée russe
Le faux dieu Désespoir et son troll Cauchemar
Errent sur la scène déserte avec leurs masques grotesques
Poisson rouge et sentiments de bocal
Le fer à repasser se lasse comme la ménagère
La station Mir sera abandonnée un jour
Et Shipping news ne donnera plus de nouvelles…
Et voilà qu'elle revient, venez la voir dans sa toute pleine d'intime profonde
Et ce jour là y aura du monde à féliciter
un champion de france
deux belles équipes
allez voir
http://slam-tribu.over-blog.com/
et
vous tous qui vous lancerez -Mademoiselle nuage par exemple- dans la course des mots
pour une pleine fête la fête,
venez
Des tabliers de dentelles
Pour aller aux affaires
L’over-dog
Lord
Mon poids pèse –t-il dans cette étoffe
Mon étoffe résonne-t[]elle sur le pavé de la place ?
Le suis-je, un homme d’importance
A voir en vidéo sur le nouveau site d'Arte : Arte Live Web....
cliquez sur le lien :
http://liveweb.arte.tv/fr/video/Slam_Tribu_au_festival_Paris_en_toutes_lettres/
Le collectif Slam Tribu célèbre Paris dans son
spectacle Paris entre les lignes, en mêlant créations originales et lectures de textes d'auteurs autour de la capitale à l'occasion du festival Paris en toutes lettres.
Du 4 au 8 juin 2009, le festival Paris en toutes lettres réunit auteurs, comédiens, éditeurs et lecteurs autour d'un événement littéraire et créatif.
A quoi ça sert les pouètes ?
J’ai mon cartable lourd de colère, à faire pâlir la Révolution.
Je suis un Questionneur des temps nouveaux,
à faire frémir les bourreaux qui savaient poser la Question.
À quoi ça sert des mots d’un jour
semés aux quatre coins de la salle, à l’envolée ?
Des mots fleur-bleus, à la pivoine, « l’amour-en-cage » en feu,
les « désespoirs », et la « misère » qui tombe de l’étagère…
Les fleurs couleurs et les landes vertes font écho dans les vers du pouète,
mais il oubli les « soucis » de ses contemporains, qui,
« s’ils ne contemplent rien », s’en complaisent, au moins.
Adieu « enfant prose » , le pouète saute dans l’avant dernier train
en partance pour son égo.
En passant côté jardin, il rate le plus drôle, le plus sucré…
Je sais, ce n’est pas un clown, mais il devrait essayer, le pouète,
de se faire prendre la main dans « le sac » !
Arracher des rires et des larmes pour les jeter dans les cœurs,
ça tient chaud quand l’aube se meurt et qu’on reste seul.
J’ai mon cartable lourd de colère, à faire pâlir la Révolution.
Je suis un Questionneur des temps nouveaux,
à quoi ça me sert des mots en vers balancés au bout d’une rime ?
Ces papivoles origamiques s’envolant une fois encore
vers nulle autre cime ?
A quoi ça sert du petit jour vouloir décrire les odeurs,
se raconter les belles froideurs de nos nuits noires en robe des champs
et des soirs en tissu d’été embaumant l’instant de candeur ?
J’ai mon cartable lourd de colère, à faire pâlir la Révolution.
Je suis un Questionneur des temps nouveaux,
Armée de haches et de couteaux, je taille le verbe à mon image !
Tant pis si ça vous laisse de glace !
Je ne saurais vous l’expliquer, c’est tout mon corps qui déraisonne
il se cramponne à mes pensées
à travers l’encre ensorcelée de mon stylo !
Comme si c’était mon dernier jour et que mon souffle sans défense
voulait laisser cet héritage: des feuilles noircies par la Rage !
Vous en ferez ce qu’il vous plaira, elles ne m’appartiennent plus, déjà.
Il fallait que je les dise, que je les délivre,
et ne plus les garder pliées sous un cahier ou une chemise.
Il fallait que je les crie !
Gardez-les, ou pas. Redites-en une phrase, ou jamais.
Oubliez sans partage, peu m’importe.
Car à votre insu, je le sais, vos oreilles sont mes complices,
elles auront capturé quelques images
et votre Moi, sans ménage, en aura gardé un peu la trace…
Ainsi des mots accrochés les uns aux autres
comme des chenilles processionnaires
font leur pèlerinage secret en votre tête, jusqu’à votre âme…
Ils finiront bien par sortir de votre bouche, en éclosion,
et mon cartable moins lourd de colère aura servi VOTRE
Révolution.
Nous ne sommes que des Questionneurs du temps nouveau,
pauvres pouètes sans réponses... mais surtout pas sans idéaux !
ISA
Eh oui, c'est demain. Il y aura isa et ses pouètes, il y aura aussi c'est sûr les équipes de Reims et d'Epernay qui viendront effectuer leur krash test avant
le grand slam national de Bobigny.
Venez, ça va être sport.
Comme de mourir à l'hiver
Dog
la mesure
quelqu'en soient les aventures
La mesure
et seule
celle de l'homme
de ses poignets
de son regard
du sang que peut cracher sa bouche
par le remue de ses entrailles
seule et sure, cette mesure d'homme donne l'échelle à la place
L'over Lord
Dog
rien d'autre
que peut-être
le femme